J'arrête les antidépresseurs ! - 1er essai (Sertraline / Zoloft)

L'année dernière, j'étais sous Sertraline depuis plus d'un an, stabilisée. J'étais traitée pour la dépression, le trouble anxieux généralisé et les TOC.
J'ai souhaité diminuer mon traitement pour ensuite tenter de l'arrêter, car il m'a fait prendre... 15 kilos.

Ayant tout le temps été mince dans ma vie, sans de réels efforts, j'ai été choquée de me voir en photos lors de mes dernières vacances au soleil. Je ne me reconnaissais pas... Mais qui était cette fille ? Comment ne l'ai-je pas vu grossir si vite ? Même mes chevilles étaient devenues énormes... Je n'en croyais pas mes yeux et ça m'a mis dans un tel état de choc et dégoût de moi-même que je n'avais jamais connu.


Sous Setraline, mon appétit s'était démultiplié. J'avais TOUT LE TEMPS faim... Je ne pouvais pas m'arrêter de manger. Même lorsque je sentais que mon estomac était trop plein, quelque chose dans mon cerveau me poussait à manger, manger et manger encore plus ! C'était sans fin... Comme si une autre personne contrôlait mon corps et mon appétit. C'était horrible de ne plus avoir le contrôle de mon corps !

Pourquoi m'a-t-on prescrit l'antidépresseur Setraline (Zoloft) en 2022-2023 ? 


Ces dernières années sans traitement, ça a été la dégringolade au niveau de ma santé mentale. Entre crises d'angoisses à répétition me paralysant totalement et luttes intenses contre mes idées noires pour m'empêcher de passer à l'acte, je perdais patience, je n'avais plus confiance en moi et j'ai souhaité me faire hospitaliser en hôpital psychiatrique car j'avais peur de moi-même.

Mais en Belgique, on ne se fait pas interner comme cela, il faut l'accord du médecin généraliste. J'ai donc fait mes bagages, écrit la liste de tous les symptômes que j'avais et des traitements que je prenais à l'époque (pilule, antihistaminique,...) et je me suis rendue chez mon médecin généraliste avec l'aide de mon compagnon.


Après avoir lu mes symptômes et discuté de mon état, mon médecin généraliste n'a pas souhaité me faire interner en psychiatrie. Pourquoi ? Connaissant ma sensibilité et ayant fait ses stages d'études de médecine là-bas, il disait que j'en sortirais "traumatisée" !
Il m'a donc prescrit l'antidépresseur Setraline (Zoloft) qui devait agir d'ici 3 semaines. Selon lui, j'étais capable de tenir le coup jusque là car j'étais déjà en "sécurité" avec mon compagnon à qui il a demandé de veiller sur moi durant ce laps de temps. 

Un compte à rebours a donc débuté... dans l'attente que le traitement antidépresseur Setraline (Zoloft) fonctionne enfin pour gommer mes idées noires et mes nombreuses angoisses. Ce ne fut pas simple d'attendre. Mon coeur était brisé, les idées noires et les angoisses nombreuses... Quel effort surhumain et quel "jeu" de patience ce fut !

Après beaucoup de fatigue due au début du traitement et de nombreuses siestes, la molécule Sertraline (Zoloft) a enfin fait effet. J'ai pu revivre et respirer de nouveau normalement.

Comment était ma vie avec l'antidépresseur Sertraline (Zoloft) ?

Sincèrement ? Pas mal !
Quasi plus d'angoisses, ni de stress. Les idées noires ont largement diminué mais sont tout de même restées présentes, en "sous-marin"... mais sans envie de passage à l'acte.
Un détachement envers les choses de la vie qui d'ordinaire m'auraient fait péter un plomb et mis dans un état émotionnel alarmant.


Je ressentais quand même des pics d'anxiété par moment mais ils étaient moindre... J'osais reprendre le volant de ma voiture sans crise d'angoisse, sans avoir les mains moites et la mâchoire crispée.
Je n'avais plus cette sensation de "mourir" à l'intérieur de moi et de douleur/tristesse extrême au niveau du coeur. 
J'ai retrouvé de la patience avec les gens autour de moi et aussi, avec mes animaux.
Sincèrement, si je n'avais pas pris 15 kilos en un an à cause d'une faim ingérable H24, je ne me serai jamais posée une question concernant l'arrêt éventuel de ce traitement. 

Comment s'est déroulé le sevrage de l'antidépresseur Sertraline (Zoloft) ?


Au départ, la diminution de la dose de l'antidépresseur Sertraline (Zoloft) sur plusieurs semaines et mois s'est bien déroulée. A part un peu de nervosité et un manque de patience (couplée à un peu de mauvaise humeur), les débuts ont été prometteurs. J'y allais par pallier, en écoutant mon corps et mes émotions et tout se passait plutôt bien. C'est quand je suis arrivée au sevrage total que tout a basculé, émotionnellement parlant. J'ai tenu une semaine... une SEULE semaine SANS traitement. J'étais dans un de ces états ! Hyper à cran, en pleurs constamment, angoissée à outrance. Au boulot, je ne supportais plus personne, j'envoyais tout le monde sur les roses. C'était vraiment pénible à vivre...

Switch vers l'antidépresseur Fluoxetine (Prozac)

Comme j'avais de nouveau des idées noires et que j'étais dans un état de détresse absolue due au sevrage, on a choisi de me remettre sous antidépresseur. Cette fois, sous Fluoxetine (Prozac).
 
Pourquoi ? Car on le conseille aux personnes ayant des TCA (Troubles du Comportement Alimentaire) comme moi pour éviter les crises de boulimie et d'hyperphagie. Sur le papier, ça semblait idéal... Le médicament allait enlever mes compulsions alimentaires (celles que j'ai de base et celles augmentées par la Sertraline/Zoloft), diminuer mes angoisses et mes idées noires. Et en plus de ça, la Fluoxetine (Prozac) serait un peu plus stimulante que la Sertraline (Zoloft) ! Que demander de mieux ?!


Il a fallu de looooongues, très looooongues semaines avant d'en voir les réels effets bénéfiques. Après plus d'un mois sous 20mg de Fluoxetine (Prozac), je n'allais toujours pas mieux. J'étais toujours aussi mal en point. Et en plus de ça, j'avais un effet secondaire fréquent en début de traitement : mes angoisses étaient plus fortes et nombreuses que d'habitude. Tout m'angoissait, tout me stressait. J'avais constamment du mal à respirer, mon ventre était gonflé tellement je faisais de l'aérophagie due au stress. Après 2 mois, on a augmenté la dose. Je suis passée à 40 mg de Fluoxetine (Prozac). Même chose : gros rebond niveau angoisses. Ce n'était pas du tout agréable à vivre mais après environ 3-4 semaines, elles se sont tout de même calmées.

Bref, petit à petit, je me suis stabilisée. Mais durant les 9 mois de traitement, j'ai tout de même eu de grosses phases down où j'avais juste envie de quitter ce monde. On a donc couplé l'antidépresseur à un thymorégulateur pour stabiliser tout cela. Si ça vous intéresse, je vous parlerai de cela dans un autre article ! Laissez-moi le savoir en commentaire !

Pourquoi 9 mois plus tard, je veux me sevrer de l'antidépresseur Fluoxetine (Prozac) ?

Tout simplement car malgré l'antidépresseur et le thymorégulateur, j'ai continué à avoir de grosses idées noires et car surtout, malgré la promesse d'un appétit régulé, j'ai réussi à prendre 4kg en 1 semaine de vacances... Et 2 kg le mois d'avant... Donc 6kg en 2 mois !!!

De plus, l'antidépresseur Fluoxetine (Prozac) me fatigue toujours beaucoup, il m'enlève ma joie de vivre et me ralentit dans tout mon quotidien.
Je n'ai plus envie de rien faire, même des tâches banales du quotidien (comme le ménage, sortir les poubelles ou tondre la pelouse) me semblent insurmontables.
Je ne reconnais plus du tout ma personnalité. J'ai perdu le feu sacré. Je n'ai plus du tout envie d'entreprendre des projets (moi qui vivais avant à 1000 à l'heure et qui avais plein d'idées à réaliser). Tout me semble sans saveur, tout m'est égal. Je m'en fous un peu de tout... Plus rien n'a vraiment d'importance. En gros, cette molécule m'enlève la "vie" et la petite étincelle si précieuse que j'avais en moi.


Donc, après 9 mois sous ce traitement et une vie beaucoup plus stable, j'ai décidé d'entamer un sevrage de la Fluoxetine (Prozac), pour récupérer ma réelle personnalité et toute mon énergie d'avant

Tu trouveras, dans cet article, tout mon processus de sevrage actuel de l'antidépresseur Fluoxetine (Prozac) et les effets observés.

Et toi, es-tu aussi en sevrage d'un antidépresseur ou d'un autre traitement ?
As-tu essayé la Sertraline (Zoloft), la Fluoxetine (Prozac) ou toute autre molécule?


Tu as tous mes encouragements si toi aussi, tu souffres de dépression (ou d'autres troubles psy) et que tu es en plein sevrage ou à la recherche du traitement idéal pour aller mieux !

Léna Rose. 

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